1790-1982 : sous tutelle

Les départements ont un peu plus de deux siècles d’existence. Simples structures territoriales au service de l’Etat central pendant longtemps, ils ont connu différentes évolutions avant de devenir des collectivités territoriales de plein exercice.

1790 : création des départements
Avant 1790, le Royaume de France était organisée en provinces. Peu après le début de la Révolution française de 1789, la France est découpée en départements par la suite de la loi du 22 décembre 1789. Leur nombre exact et leurs limites sont fixés par la loi du 26 février 1790, et leur existence prend effet le 4 mars 1790.
Une structure territoriale propre à l’exercice de la démocratie locale est donc créée. La France compte alors 83 départements et 374 cantons, gérés chacun par une assemblée qu’élisent les citoyens : le Conseil du Département. Celui-ci, chargé d’administrer localement le territoire départemental, est placé sous l’étroit contrôle du pouvoir central.

1800 : création du Conseil Départemental
Après avoir été supprimé en 1793, le Conseil du Département est rétabli sous le nom de Conseil Départemental en 1800. Ses membres ne sont plus élus par les citoyens mais nommés par le Gouvernement.
En 1833, le Conseil Départemental redevient un corps d’élus mais l’élection au suffrage universel ne sera instituée qu’en 1848, sous la IIème république.

1871 : stabilité sous l’autorité du Préfet
Le département est désormais considéré comme une collectivité territoriale. Les conseillers départementaux sont élus au suffrage universel direct et acquièrent une compétence globale sur toutes les affaires d’intérêt départemental, sous le contrôle du Préfet.
La situation reste globalement stable pendant plus d’un siècle sauf durant la parenthèse douloureuse du régime de Vichy, au cours de laquelle les conseils départementaux sont supprimés. Le statut des départements changera notablement à partir de 1982.